L’actualité économique regorge de préconisations à l’adresse de l’Etat, qui devrait mettre en place telle ou telle mesure, ou des entreprises, qui devraient être plus innovantes. Mais la relance passe aussi par une mobilisation intelligente des ressources. L’épargne des particuliers est sous-utilisée et pourrait soutenir bien davantage l’économie réelle.
La clôture des Assises de l’entrepreneuriat n’a pas laissé le goût amer de ces rassemblements économiques passant pour la énième fois dans les mêmes traces, sans nouvelle approche. Il n’est pas question de s’étouffer à force d’optimisme, mais reconnaissons que les mesures concernant le PEA-PME, le plan d’épargne en actions pour soutenir les petites et moyennes entreprises, font partie de ces réformes simples mais dont les effets peuvent être rapides et positifs.
Le plan d’épargne en actions (PEA) permet aux particuliers d’acquérir des actions et des titres d’organisme de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM), tout en bénéficiant, sous certaines conditions, d’une exonération d’impôt sur les dividendes et les plus-values. Le président de la république François Hollande a révélé qu’à l’issue de ces Assises, il avait été décidé que le plafond du PEA, actuellement de 132 000 euros, allait être relevé pour atteindre 150 000 euros.
Il a fait en outre valoir que des versements supplémentaires seront possibles « dans la limite de 75 000 euros, pour être employés exclusivement à l’acquisition, directement ou indirectement, d’actions et parts sociales de PME et ETI ». Cela signifie que les épargnants pourront placer jusque 225 000 euros sur le PEA en comptant la part consacrée aux PME. Une mesure qui concerne tous les particuliers quels que soient leurs revenus, les PEA étant proposés aussi bien par les banques traditionnelles que par les banques privées, à l’image de la Banque Saint Olive ou de la banque Martin Maurel.
En quoi cette mesure rompt-elle avec le discours qui prévalait jusqu’ici ? Il n’est pas question de rogner sur le budget public pour aider des entreprises en mal de financement, il n’est plus question de donner tel ou tel conseil à des chefs d’entreprise qui en ont assez d’entendre des experts n’ayant pas pris un seul risque de leur vie leur dicter leur conduite. Il est simplement question de mobiliser les bonnes ressources pour soutenir l’économie réelle et donner toutes leurs chances à des PME au fort potentiel de croissance.
Point de mesure grandiloquente ici, mais du bon sens. Dans la même veine, l’ASMEP-ETI, le syndicat des entreprises de taille intermédiaire, a mis en place un calculateur en ligne permettant aux entreprises de faire le point sur l’impact du crédit d’impôt le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), la transparence de la situation fiscale des entreprises étant la condition sine qua non de décisions gouvernementales éclairées et adaptées.
Cette mesure prolonge la décision de la Banque centrale européenne de soutenir le crédit des PME, dont elle fait une priorité. En parallèle de la baisse des taux d’intérêt, Mario Draghi a annoncé vouloir sérieusement se pencher sur les moyens de favoriser les prêts aux PME, tout en exhortant les gouvernements à faire de même. Un message que la France a bien entendu.
Author : Clémentine Franger|
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